Tatouage

Histoire du tatouage à travers le monde

Un peu de culture ne fait pas de mal et c’est pourquoi je vous propose cet article. Après pas mal de recherches, voici ce que l’on peut retenir sur l’histoire. Essayons de respecter une pseudo chronologie !

– 3370 avant J.C. : une date clé ! (ça nous rajeunit pas hein?!) En effet, c’est en 1991 dans les Alpes italiennes qu’a été retrouvé le corps d’Ötzi. Qui est-il ? Il est le premier homme tatoué connu à ce jour, né il y a environ 5400 ans. L’équipe scientifique en charge de son corps a donc trouvé 61 figures géométriques encrées sur sa peau au niveau des articulations. Cet homme des cavernes aurait-il tenter de soigner l’arthrose ? C’est l’hypothèse des scientifiques… c’est sûr que les kinés devaient pas courir les cavernes !

Tatouages curatifs pour l’un, ornements pour les autres ? Allons voir en Egypte !

– 3351 et 3017 avant J.C. : deux momies égyptiennes sont retrouvées en parfait état de conservation et l’on y trouve des tatouages encrés dans le derme grâce à de la suie. Sur la momie masculine, les tatouages représentent un mouton et un taureau. Ce dernier renvoie à la virilité et au statut social. Pour la momie féminine, sont trouvés quatre symboles en forme de S et une sorte de L. Ces éléments pourraient renvoyés soit à un haut rang social soit à une appartenance à un ordre religieux.

– 1300 avant J.C. : nous continuons notre voyage et nous rendons en Polynésie où nous allons découvrir un rituel ancestral du nom de « tatau ». Cette pratique donnera le nom au tatouage, elle consiste à encrer la peau à l’aide de dents de requin ou d’os taillés. Heureusement que la technique a quelque peu évolué ! A l’époque c’était un marqueur social pratiqué par les classes supérieures. Le tatouage polynésien voyagera plus tard au 18ème siècle grâce aux marins lors des grandes explorations.

– 500 avant J.C. : Petit bond dans l’histoire… en 1993, la princesse Ukok est retrouvée à la frontière entre la Mongolie et la Russie. Son peuple, les guerriers Pazyryks auraient utilisé les tatouages comme moyen d’identification personnelle (carte d’identité quoi!). Un chef scythique a été retrouvé avec des tatouages semblables en Sibérie daté de la même période.

– 480 – 413 avant J.C. : faisons escale en Europe du sud du côté de Rome et de la Grèce. Et c’est parti pour les mauvais élèves… A l’inverse des peuples cités plus haut, là, le tatouage a un but punitif. En effet, il servait à marquer les esclaves, gladiateurs ainsi que les détenus et prisonniers de guerre. On marquait les hommes comme le bétail…

Puis au 4ème siècle après J.C., plusieurs points tatoués sur les mains étaient la marque d’appartenance officielle à la légion romaine. De prisonniers à légionnaires, la frontière devait être fine.

– Du 7ème au 9ème siècle : allons rencontré les Northmen… Et oui les Vikings. C’est un grand débat encore aujourd’hui car les preuves scientifiques de tatouages sont…inexistantes ! Oui, ils se peignaient des motifs, quelques scarifications, mais de réels encrages sous la peau, pas de preuve ! Il y a peu d’écrits sur le sujet pendant cette période et le traitement des dépouilles ne permettent pas de trouver des corps intacts. Un jour peut-être, le permafrost libérera des corps et nous auront enfin des réponses… Mais pour le moment, tout ce que l’on sait,c’est que les symboles peints sur leur peau faisaient référence tout de même à la virilité et la force.

– 8ème siècle : nouvelle étape de notre voyage et direction le Japon ancestral. L’« irezumi » comprend l’insertion d’encre, fait son apparition. Les Aïnous, un peuple de pêcheurs et chasseurs du Nord de l’archipel se tatouaient pour deux raisons : les femmes signifiaient qu’elles étaient mariées avec des symboles sur le contour de leur bouche, quant aux hommes, leurs symboles montraient leur virilité ainsi que leur appartenance à un clan.

– Info dingue : en 787, le tatouage est interdit en Europe par l’Église car il est jugé comme symbole païen.

– 16ème siècle : Traversons le Pacifique et rendez vous en terre inconnue chez… les Amérindiens qui incisaient leur peau et l’encraient avec de la suie (oui oui eux aussi, dingue!). Les femmes le faisaient pour s’embellir alors que les hommes pour leurs exploits guerriers. Plus l’homme était tatoué, plus il était valeureux, preuve de son statut social.

– 1891 : Révolution ! La première machine à tatouer électrique fait son apparition. Puis s’enchaîne le premier salon de tatouage qui ouvra ses portes en Europe fin 1900.

Entre le 19ème et le 20ème siècle, les tatouages s’admirent en nombre lors des représentations des « Freaks show » (spectacle de monstres).

– 1922, reprenons le voyage et allons en Union Soviétique, spécifiquement dans les prisons et goulags où les prisonniers se tatouent des symboles codifiés pour décrire leur parcours criminel…

Et au printemps 1942, comme écho à la Rome Antique, le tatouage punitif is back ! Nous ne retenons jamais les leçons du passé. Les camps de concentration tatouent des numéros aux déportés.

Après cette douloureuse période, quelques tatouages chez les militaires comme signe d’appartenance à un clan, mais pas plus dans le reste de la société.

Dans les années 70, la période Punk, en provenance de la Grande Bretagne, démocratise ENFIN le tatouage !

– Aujourd’hui, un français sur cinq est tatoué, un chiffre qui a doublé en 10 ans. Ce sont les femmes qui se tatouent le plus. Tatouage ornemental, d’appartenance à un clan, hommage à un proche, de mode, tout est possible. A chaque tatoué(e) son tatoueur et son style.

Si tu es arrivé(e) à la fin de cet article, merci ! J’espère que cet instant culture t’a plu et n’hésite pas à commenter, partager et liker.

Crédits source : wiki, le monde, lille tattoo convention etc etc…

Biche

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